Wing foil : tout ce qu’il faut savoir sur ce sport de glisse

Wing foil : tout ce qu’il faut savoir sur ce sport de glisse

Depuis quelques années, lorsqu’on va à la mer, on tombe sur des personnes se tenant debout sur une sorte de planche et tenant une aile dans les mains. C’est le wing foil. Vous souhaitez vous y initier cet été ? Découvrez, à la suite, tout ce qu’il y a à savoir sur cette nouvelle discipline.

Qu’est-ce que le wing foil ?

Dernier né des sports de glisse sur l’eau, le wing foil est une discipline nautique qui séduit de plus en plus. Il est apparu en 2015 et compte déjà de nombreux adeptes.

Egalement appelé wing surf, il consiste à glisser sur l’eau au moyen de :

  • une planche sur laquelle on se tient debout
  • un foil qui apporte plus de stabilité et permet de gagner de la vitesse
  • une wingqui permet de progresser grâce à la force du vent

C’est un peu un mélange entre le surf et la planche à voile. D’ailleurs, si vous excellez déjà dans ces deux disciplines, l’apprentissage du wing foil ne demandera que quelques heures. Par contre, pour les grands débutants, cela peut prendre quelques jours en fonction du niveau de chacun.

Notre premier conseil : prendre son temps afin de gagner en assurance et glisser plus facilement sur l’eau.

Comment démarrer sur son wing foil ?

Comment démarrer sur son wing foil ?

A voir ceux qui le pratiquent à l’horizon, tout semble si facile, mais durant la pratique, on réalise vite que non. Rassurez-vous, la principale difficulté c’est la water start c’est-à-dire le fait de se lever sur son wingfoil. Une fois que vous maîtrisez la technique, il ne vous reste plus qu’à vous laisser diriger par le vent tout en gardant un œil vers l’horizon afin de ne pas foncer sur des jet-ski ou d’autres sportifs nautiques.

Pour la water start proprement dite, voici les étapes à suivre :

  • allez directement dans l’eau avec le matériel c’est-à-dire l’hydrofoil et la wing. Le beachstart est déconseillé ; car avec le foil sous la planche, vous aurez du mal à vous stabiliser sur le sable. Par contre, vous pouvez vous exercer avec la wing sur la plage pour vous habituer un peu à la manipuler en fonction du sens et de la force du vent.
  • Une fois dans l’eau, installez-vous sur la planche en vous mettant à genoux. Stabilisez-vous bien au milieu de la planche. Evitez de mettre la wing dans l’eau, car si elle est trop mouillée, vous aurez du mal à avancer. La planche, quant à elle, sera positionnée au travers du vent.
  • Lorsque vous serez stable sur la planche, avec le leash de cheville bien en attaché, placez la wing au même niveau que votre tête et ajuster la prise au vent de la wing pour commencer à glisser. Assurez-vous d’avoir les deux mains bien ancrées à la wing. Si vous avez opté pour une wing avec wishbone, il faut placer les mains de part et d’autre en maintenant un bon écartement entre les deux. Si vous disposez d’une wing avec poignées, il faut placer la main avant sur la poignée la plus avancée tandis que la main arrière se placera sur la poignée la plus éloignée. L’idéal c’est que les deux mains soient bien écartées de sorte à border la wing. Maintenez cette dernière au-dessus même lorsque vous commencerez à évoluer.
  • Quand vous aurez acquis une bonne stabilité, levez l’une des jambes pour prendre appui sur la planche. Si vous le pouvez, enfilez directement le pied dans un des inserts de straps, de préférence celui placé à l’avant, mais un straps central fera aussi l’affaire.
  • Mettez-vous debout tout doucement et insérez le pied arrière dans l’insert de straps arrière. Normalement, vous devez maintenir un petit écartement entre les deux pieds, l’un placé à l’avant et l’autre à l’arrière, au-dessus du mat du foil.
  • Maintenant que vous êtes debout, il faut, soit border la wing, soit pomper le foil, pour pourvoir décoller. Dans le premier cas, il faut maintenir la main avant plus haute que la main arrière. Cela permet de donner l’angle à la wing et de l’ajuster facilement à la prise du vent. Dans le second cas, il faut pomper le foil en alternant pression et allègement au niveau des pieds avant et arrière. Cela crée un mouvement d’ondulation qui va permettre au foil de se lever et de vous soulever dans l’air. Lorsqu’on a plus de vent, un pop c’est-à-dire une pression sèche sur le pied arrière suffit pour faire décoller la planche dans l’air. Ne vous y risquez pas si vous avez encore du mal à maîtriser votre wing.

Et voilà, il ne vous reste plus qu’à enchaîner les figures et à apprendre à glisser sur l’eau afin d’éviter les obstacles.

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Comment faire du wing foil ?

Une fois que vous aurez acquis les bases de la water start, vous pouvez désormais essayer de progresser avec votre wing foil. Pour ce faire, commencez par transférer le poids du corps sur la jambe avant. Ce geste qui vise à replaquer la planche dans l’eau va vous faire décoller et vous donner de bons appuis.

Au fil des jours, vous apprendrez à prendre les virages en vous aidant de votre wing et de vos jambes, à faire des jibes, à jouer sur la vitesse et même à évoluer en tenant la wing avec une seule main. Dans ce dernier cas, il faut que l’aile soit maintenue par la main avant au niveau de la poignée la plus proche du bord d’attaque. Vous pourrez aussi essayer de maintenir la wing bien en haut, en position neutre pour ne pas être déséquilibré.

Autre point à maîtriser : remonter au vent pour pouvoir s’orienter. Et une fois que vous aurez acquis de solides bases, n’hésitez pas à faire des sauts et d’autres figures.

Pour information : tomber dans l’eau est plus que possible durant les premiers pas au wing foil, mais cela fait partie du jeu. Il ne faut pas avoir peur de se mouiller, mais pensez à bien vous équiper en portant par exemple une combinaison pour ne pas avoir froid.

Quel matériel pour faire du wing foil ?

Quel matériel pour faire du wing foil ?

Pour bien débuter en wing foil, il faut choisir un équipement adéquat. Voici nos conseils :

  • Pour la planche :

Pour plus de stabilité, optez pour un modèle situé entre 100 et 140 litres. Le choix doit toutefois dépendre de votre gabarit. Il est conseillé d’avoir une planche de volume supérieur à son poids. Ainsi, si vous pesez 100 kg, choisissez une planche de 120 litres au moins.

  • Pour le foil :

L’idéal c’est un foil dont la surface se situe entre 1 600 et 1 900 cm². Si vous choisissez un modèle trop petit (1 500 cm²), vous aurez un peu de mal à décoller, car il manque de lift. Si vous optez pour un modèle trop grand (2 000 cm²), le démarrage est beaucoup plus facile, mais au fur et à mesure que vous prendrez de la vitesse, sa manipulation sera un peu technique puisqu’il est plus puissant. En tant que débutant, vous aurez du mal à le maîtriser.

  • Pour le mat du foil :

Pour les débutants, un mat assez court de 60 à 70 cm serait plus adapté. Pour ceux qui ont déjà un peu d’expérience, un modèle plus long de 70 à 80 cm est possible. Notez que cet élément du foil permet de trouver facilement son équilibre.

  • Pour la wing :

Idéalement, on choisira des wings de 4 à 5 m² pour un bon compromis entre puissance et maniabilité. Si elle est trop petite, sa manipulation sera plus technique donc on laisse cela aux professionnels.

Mais la surface n’est pas le seul paramètre à prendre en compte pour choisir sa wing. Il faut aussi tenir compte de son profile, de son matériau de fabrication, du diamètre des parties gonflables, du creux, de l’angle de dièdre … Vous aurez également le choix entre les wings avec wishbone et les wings à poignée.

Il existe effectivement de nombreux modèles avec diverses qualités et performances.

  • Pour les équipements de sécurité :

Vous avez beau évoluer sur l’eau, une chute peut toujours être dangereuse surtout en cas de choc avec le foil. Pour ne pas se blesser, il est conseillé de porter un casque ainsi qu’un gilet « impact vest ». Et comme on l’a déjà souligné plus haut, le port d’une combinaison est aussi recommandé pour ne pas avoir froid.

Un conseil : si vous avez décidé de vous initier à différentes activités nautiques cet été, n’oubliez pas de souscrire une assurance sports nautiques pour bénéficier d’une couverture en cas de besoin.

Découvrez aussi l’assurance pour les surfeurs

Comment trouver le spot idéal ?

Pour profiter pleinement de cette liberté qu’offre le wing foil, il est conseillé de le pratiquer sur une mer avec peu de houles. Cela facilite tant la progression que le démarrage. Cependant, un vent de 15 à 20 knt est nécessaire, car c’est cette force de la nature qui va vous faire avancer.

Si vous avez vraiment envie de glisser, mais que le vent est à moins de 15 knt, il faudra pomper sur le foil pour avancer. Bien sûr, vous ne filerez pas aussi vite qu’avec du vent, mais c’est déjà une bonne alternative.

Et si au contraire, on a beaucoup de rafale, il faudra s’habituer à ouvrir la main arrière pour réduire la prise au vent.

En gros, tout est question d’expérience et c’est en pratiquant que vous pourrez vous améliorer.

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