Marseille, affaire faux permis de bateaux au tribunal

Procès des trafics des faux permis de bateaux

Hier le lundi 21 novembre 2011, fut l’ouverture du procès concernant les faux vrais permis de bateaux.
En effet, on estime que pus que 6000 permise bateaux ont été fournis illégalement par les affaires maritimes de Marseille dans la période entre 2004 et 2007. Après deux ans d’enquête, 13 personnes sont jugées lors de ce procès dont une fonctionnaire des affaires maritimes.

Affaire faux vrais permis de bateaux

Grands responsables des affaires maritimes sont accusés

Pierre Scaramoni, le secrétaire général du Syndicat national professionnel des officiers de la marine marchande est l’un des principaux accusés de ce trafic qui a rapporté 3 millions d’euros entre 2004 et 2007
Pierre Scaramoni est décrit par l’accusation comme étant « l’homme d’influence » de ce « système corruptif généralisé ».
Quatre examinateurs ont confirmé lors du tribunal de lundi présidée par Christine Mée, qu’ils ont délivré des permis à des personnes qui n’ont pas passé les épreuves, un délit incité selon eux par Mr. Scaramoni. « J’ai rendu service à M. Scaramoni parce qu’il pouvait placer des gens dans le milieu maritime » a déclaré Paul Malfré, un marin professionnel et examinateur qui a fourni plus 500 faux vrais permis .
La deuxième grande accusation touche Georgette Faraus désignée par l’accusation comme étant la « fonctionnaire incontournable » tout en précisant que ces pratiques existaient avant son arrivée dans le service. Cependant, les perquisitions dans sa demeure « de très nombreuses coupures de 50, 20 et 10 euros dans toutes les pièces de sa maison » et « quantité de bijoux d’or et d’argent » affirme les enquêteurs de la gendarmerie maritime de Toulon.
Georgette Faraus était chef du bureau plaisance de la direction départementale des Affaires maritimes.
Plusieurs autres responsables du centre d’examen figurent dans la liste des accusés, Aux côtés de ces deux accusés majeurs, figurent des responsables de centres d’examen, les examinateurs, et les intermédiaires qui ont rassemblé des clients à travers le comité d’entreprise d’Eurocopter ou de la SNCM.
L’accusation a déclaré que cette corruption pourrait avoir des racines depuis  presque deux décennies.

Des clients de hauts niveaux titulaires de faux vrai permis

D’après l’enquête, ceux qui ont profité de ces faux permis étaient généralement inscrits pour les épreuves mais n’nt pas passé l’examen, les permis ont été fournis directement par les affaires maritimes.
Des célèbrités ont bénéficié de ce trafic « Des artistes, de joueurs de football, des présentateurs de télévision…» précise José Allégrini, l’avocat d’un examinateur.
Me Borel l’avocat des sociétés Narvik et Ciotaboats des parties civiles du procès, a regretté que ces permis n’ont pas été retirés aux personnes qui les utilise. Selon lui « une simple lettre recommandée aux 6.000 personnes aurait suffi ».
« On est extrêmement frustrés de cette partie du dossier qui ne verra pas le jour et qui pourtant est la plus importante en terme de sécurité, parce que des gens continuent à circuler avec des faux permis », ajoute-t-il.
A noter que Narvik et Ciotaboats réclament respectivement près de 430.000 et 230.000 euros de dommages et intérêts pour les pertes qu’elles ont endurées durant la période du trafic.
L’union nationale des bateaux écoles est notamment dans la partie civile.
Les émeutes racontent qu’une association fictive, située sur le Vieux-Port, aurait été créer pour fournir les trafiquants des faux permis.

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