Palmes de plongée : comment bien les choisir ?

Palmes de plongée : comment bien les choisir ?

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Vous avez décidé de vous mettre à la plongée ou de re-pratiquer à nouveau, mais vous n’avez pas encore de palmes ? Pas de panique, il vous suffit d’acheter une paire, si vous comptez pratiquer régulièrement, ou d’en louer une, pour une pratique occasionnelle. Dans les deux cas, il est important de bien choisir le modèle à enfiler pour évoluer facilement sous l’eau. Quels critères faut-il retenir pour faire le bon choix ?

Important à retenir

Avant toute chose, il est important de savoir qu’on n’utilise pas le même type de palme pour les différentes disciplines existantes. Sur le marché, vous découvrirez d’ailleurs différents types : pour le snorkeling, pour la plongée en piscine, pour la plongée bouteille et pour la plongée en apnée.

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Chaque pratique a des exigences différentes donc avant d’acheter, déterminez d’abord quel genre de discipline vous souhaitez pratiquer.

Ce point étant précisé, voyons maintenant les autres critères à retenir pour bien choisir ses palmes de plongée sous-marine.

Palmes chaussantes ou palmes réglables ?

Palmes chaussantes ou palmes réglables ?

Ce sont les deux principaux types de palmes lorsqu’on parle de plongée sous-marine ou plongée bouteille.

Les palmes chaussantes ou « Closed Heeled Fins »

Comme leur nom l’indique, ce sont des palmes qui se chaussent à la manière des chaussures. Il suffit d’y enfiler les pieds.

Elles sont légères et confortables. Fermées autour du talon, on les porte généralement avec les pieds nus ou avec des chaussons en néoprène. Malgré le port de chausson, elles sont plus adaptées pour les plongées en eaux chaudes ou en piscine.

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Lorsque les palmes sont à la bonne taille, elles maintiennent bien le pied et offre une meilleure performance en matière de palmage. Assurez-vous qu’elles ne soient ni trop étroites, ni trop larges. Il est conseillé de choisir une pointure au-dessus de la taille habituelle, car durant l’effort, les pieds ont tendance à gonfler. Pensez également à une taille plus grande si vous comptez porter des chaussons en néoprène.

Pour faire le bon choix, n’hésitez pas à essayer plusieurs paires en magasin. Durant l’essayage, il faut enfiler les palmes, s’assurer que les orteils ne soient pas trop à l’étroit et les secouer dans tous les sens. Elles doivent parfaitement tenir à vos pieds et surtout, il ne faut pas qu’elles frottent la malléole, car cela peut vous blesser au fur et à mesure que vous battrez des pieds sous l’eau. Essayez aussi de vous mettre sur la pointe des pieds. Si les talons se soulèvent et que les palmes ne le suivent pas, c’est qu’elles sont trop grandes. Enfin, si vous comptez porter des chaussons, essayez-les avec les palmes avant d’acheter.

Par rapport aux palmes réglables, les chaussantes sont plus abordables en termes de prix et sont idéales pour les débutants. Le seul bémol c’est que la poche pour le pied étant assez étroite, il est impossible de porter des bottillons avec. Le plongeur ne pourra donc pas marcher avec, car les risques de coupures sont plus élevés surtout au niveau des rochers.

Astuce : pour les enfiler facilement avec les pieds nus, il suffit de les mouiller.

Les palmes réglables ou « Open Heeled Fins »

Ces modèles sont ouverts au niveau du talon et doivent toujours être portés, soit avec des chaussons en néoprène, soit avec des bottillons. Cela offre une meilleure isolation thermique et vous permet alors de plonger en eaux froides sans avoir les pieds gelés.

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Selon les modèles, le mode de fixation varie. Certaines palmes sont pourvues d’un système clips à ouverture rapide. Il suffit de les chausser, de les régler en tirant sur la sangle puis de déclipser la boucle pour les retirer.

Sur d’autres, les sangles sont extensibles, élastiques ou sous forme de ressort. Pour ceux-là, aucun réglage n’est nécessaire puisqu’ils s’ajustent automatiquement à la taille des pieds. Il suffit seulement des les positionner derrière le talon. Notez que dans certains cas, il est possible de remplacer la sangle d’origine par une sangle à ressort que l’on peut acheter séparément sur le marché.

En termes de prix, les palmes réglables coûtent plus chers puisque vous devez acheter des bottillons ou des chaussons en néoprène. Elles sont aussi plus lourdes et moins confortables, mais malgré cela, les plongeurs expérimentés préfèrent davantage ces modèles, car ils sont plus polyvalents. On peut aussi bien les utiliser en eau chaude qu’en eau froide et ce, à toutes les saisons. Et puisque le plongeur porte des bottillons, il peut facilement marcher depuis le rivage sans craindre les rochers ou les frottements. On dit d’ailleurs qu’elles sont idéales pour les plongées de bord.

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En ce qui concerne la taille, il faut les essayer avec les bottillons et/ou les chaussons. Durant l’essayage, assurez-vous d’être bien à l’aise et que le système de fixation ne soit, ni trop serré, ni trop lâche.

Enfin, il est bon de noter que ce type de palme ne convient pas pour une plongée en piscine.

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Quel type de voilure choisir ?

Quel type de voilure choisir ?

On distingue deux principaux types de voilures : les voilures fendues et les voilures pleines.

Les voilures pleines ou « Paddle Fins »

Dans cette catégorie, on distingue les voilures à déformation transversale et celles à déformation longitudinales.

  • Les voilures à déformation transversale :

Ces dernières se plient dans le sens du palmage c’est-à-dire qu’ils se plient de haut en bas pour suivre le rythme du battement des pieds. On dit qu’elles se déforment selon un axe transversal. Elles offrent une bonne puissance de propulsion.

On y classe aussi les voilures articulées. Ces dernières réduisent la dureté de la palme sans nuire à la nervosité. Parmi les palmes à voilure articulée, certaines sont pourvues d’un système de sandows qui permet de régler la dureté de la palme.

  • Les voilures à déformation longitudinale :

Pour ces dernières, les voilures se plient sur leur longueur c’est-à-dire en s’enroulant sur elles-mêmes et en formant une tuyère qui expulse l’eau vers l’arrière. Elles sont plus puissantes que les précédentes puisque se déplacent avec un grand volume d’eau. Néanmoins, on a remarqué que la colonne d’eau évacuée générait aussi une certaine résistance poussant alors le plongeur à fournir plus d’efforts pour avancer.

Les voilures fendues ou « Split Fins »

Ces dernières ont été conçues pour remédier à la résistance qu’offraient les voilures à déformation longitudinale. En fendant la voilure dans le sens de la longueur au milieu, elle offre une bonne poussée et réduit les efforts fournis par le plongeur. Le palmage est ainsi plus facile et plus rapide.

Certains professionnels, adeptes de ce genre de voilure, y trouvent un autre avantage non négligeable. Ils déclarent effectivement que ce genre de palme réduit les mouvements latéraux ce qui permet à la cheville de travailler sans trop solliciter les ligaments concernés.

La rigidité de la voilure

C’est un point important à vérifier également.

Avec une voilure souple ou moyennement souple (médium), le palmage est plus confortable, mais doit être plus fréquent. Elle demande moins d’effort musculaire. C’est le modèle à choisir lorsqu’on est débutant.

La voilure dure, quant à elle, sollicite davantage les muscles des jambes donc à éviter si vous êtes débutant. Elle est appréciée des professionnels, car permet des mouvements rapides sous l’eau grâce à leur puissance. Ces palmes de force ont été conçues pour imiter la queue puissante des baleines et des thons.

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Palmes longues ou palmes courtes ?

Palmes longues ou palmes courtes ?

Sur le marché, on découvre des palmes plus longues et d’autres plus courtes. Pour faire le bon choix, il faut savoir que la longueur dépend de la puissance musculaire, de la forme physique du plongeur ainsi que du type et de la qualité du palmage. Il ne faut pas oublier que la puissance propulsive est fonction du triptyque « type de palmage-longueur de palme-rigidité de la palme ».

Autrement dit, plus la palme est longue et souple, moins le plongeur aura à fournir d’efforts musculaires. A contrario, plus elle est courte et rigide, plus elle demandera de la puissance musculaire ainsi qu’une bonne technique de palmage.

Pourquoi utiliser des palmes courtes ?

La palme courte :

  • Est idéale pour apprendre à coordonner ses mouvements, donc est conseillée aux débutants. Elles sont toutefois déconseillées en plongée sous-marine et en apnée sauf si vous êtes un très bon palmeur.
  • Permet de garder une bonne fréquence durant le palmage.
  • Fait travailler le cœur, les fessiers, la ceinture abdominale, le dos, les cuisses, les mollets …
  • Permet de mieux se concentrer sur le gainage et le travail des bras.

Pourquoi utiliser des palmes longues ?

La palme longue :

  • Offre un meilleur rendement propulsif et donc permet de glisser facilement dans l’eau.
  • Permet d’attraper plus d’eau et donc de faire des mouvements plus lents, mais puissants.
  • Fait travailler les muscles surtout au niveau des cuisses.
  • Est idéale pour les plongées bouteille. Elle est déconseillée en piscine, car vu sa longueur, elle peut gêner les autres nageurs.

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Quel matériau privilégier ?

La majorité des palmes de plongée est fabriquée en plastique. Même s’il n’est pas très écologique, c’est le matériau à privilégier pour des palmes destinées à la plongée bouteille. Sa solidité est son principal atout, mais il est moins souple vu qu’il devient plus rigide avec le froid.

Pour les plongeurs en apnée, les palmes en fibre de verre et/ou en fibre de carbone sont plus conseillées. Elles sont beaucoup plus souples en flexion et plus réactives en retour. Toutefois, vu la fragilité du matériau, ceux qui débutent en apnée peuvent utiliser des palmes en plastique.

Choisissez néanmoins de modèles de qualité, bien travaillés et pas trop épais. Lorsque la fibre de carbone est bien travaillée, elle allie légèreté, souplesse et réactivité. Malgré ces performances, elle est peu résistance aux chocs et à l’abrasion. Il faut donc faire très attention si vous plongez près des coraux ou de rochers. Un autre inconvénient à son achat est son prix. La fibre de carbone seule est effectivement très chère et c’est pour cela que les fabricants l’associent à la fibre de verre.

La règle à retenir est que plus on a de carbone dans la palme, plus celle-ci sera performante.

Enfin, quel que soit le modèle choisi et le matériau de conception de vos palmes, il est important de les rincer à l’eau claire et de les faire sécher à l’ombre après chaque usage pour en augmenter la durée de vie.

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